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jeudi 2 septembre 2010

Rock en Seine 2010 : les Vidéos à voir on Demand (VoD pour les intimes)

Rock en Seine 2010Le weekend dernier se tenait au parc National de Saint-Cloud le festival venant clore la saison estivale : le royal Rock en Seine. Retour en VoD sur un grand cru.

Pour la 1ere fois de son histoire le festival parisien affichait complet dix jours avant le début des hostilités. Ce ne sont pas moins de 105 000 personnes qui sont venues terminer l’été de la plus belle des manières en venant célébrer le Rock mais aussi l’electro et le Hip-hop.

De larges extraits des concerts sont disponibles sur youtube bien sûr, mais cette année les contenus officiels se sont faits moins rares. Ainsi du côté de musique mag, on a droit à un résumé de chaque journée avec de nombreux extraits des Live.

Le Vendredi débutait avec les américains de All time Low sur la Grande Scène, suivis notamment par Kele, le chanteur de Bloc Party qui démarre une carrière solo plus proche de l’électro que du Rock Indé inspiré de son ancien groupe. Sur la scène de la cascade, ce sont les oxfordiens de Foals, très attendus après la sortie de leur sublime second album ‘Total Life Forever’ qui sont venus confirmer tout le bien que l’on pensait d’eux. A 20h, ce sont les légendes du Hip Hop Cypress Hill qui venaient répandre la bonne parole et rappeler à un public conquis O combien ils ont été important dans l’histoire de ce mouvement. Cette première journée est à découvrir ici.

Samedi, place sur la Grande Scène au gros son d’abord avec les énormes Queens of The Stone Age de Josh Homme et leur Stoner Rock trépidant et enflammé. Sur la scène de la cascade c’est un Jonsi débranché qui a du jouer sans son matériel bloqué au Portugal. Dans la nuit, Massive Attack aura envahi Rock en Seine par un son énorme et langoureux jsute avant l'électro survitaminée de LCD Soundsystem. Une grande réussite… Cette seconde journée est à voir ici.

Le Dimanche restera le jour où Arcade Fire aura clôturé le Rock en Seine de tous les records… Une baffe gigantesque et une énorme envie d’être déjà à l’édition 2011… Le troisième jour est à voir ici.

Du côté de SFR Musique on a également droit à un reportage vidéo avec notamment le retour de Skunk Anansie, c’était le vendredi sur la Grande Scène… C’est ici que cela se passe.

Pour finir on signalera un compte rendu de Rock en Seine 2010 du côté de Mind Riot Music.

A voir chez nous en VoD : Foals et Josh Homme avec Them Crooked Vultures et LCD Soundsystem.

jeudi 26 août 2010

Les Rolling Stones en concert à Londres en 71 à voir en VoD avec l’INA

Sticky FingersLe site de l’INA propose tous les vendredis de l’été une série de concerts des grands groupes de Rock de la fin des années 60/début 70. Cette semaine c’est au tour de la légende des Rolling Stones de faire l’objet d’une publication en VoD pour un concert évènement enregistré dans un club londonien en mars 1971.

En 1971, les Rolling Stones se remettent encore de la catastrophique fin d’année 69 qui aura vu la disparition du créateur et premier vrai leader du groupe Brian Jones et le désastre du concert gratuit organisé à Altamont qui se termina par la mort d’un spectateur poignardé par un membre des Hell’s Angels.

Et de manière tout à fait improbable, ils reviennent avec l’un des tous meilleurs albums de leur discographie : le légendaire et rock à souhait Sticky Fingers. La pochette de cet album culte aura été conçue par l’artiste emblématique de l’époque : Andy Warhol, qui après le Velvet Underground se paie les Rolling Stones et leur offre la célèbre pochette fermeture-éclair… En ces temps de dématérialisation, le Vinyle mérite à lui seul de figurer en bonne place dans un salon, idéalement fixé au mur à la contemplation ébahie de ses invités…

L’INA nous propose de voir un concert enregistré en 1971 à Londres dans un club, soit quelques semaines avant la sortie officielle de Sticky Fingers le 23 avril. On vous prévient tout de suite, ca commence avec un mini-film étrange, pour ne pas dire bizarroïde où Mick Jagger se la joue businessman et… à vous de le découvrir…

Après quelques secondes d’écran noir (en fait la traditionnelle bannière multicolore de fin de retransmission) ca démarre vraiment avec un set endiablé des Stones. On a droit à quelques perles de Sticky Fingers, fraichement enregistrées comme le sublime et country ‘Dead Flowers’, qui voit Mick et Keith chantés ensemble, le bluesy ‘I got the blues’ ou le mythique et incontournable ‘Brown Sugar’.

Quelques classiques de la maison Rolling Stones sont également joués comme ‘Midnight Rambler’ ou l’éternel ‘Satisfaction’. Au final on reste bluffé par tant d’énergie et surtout par l’apport assez impressionnant du petit nouveau de la bande Mick Taylor qui assure la majeure partie des solo de guitare et ajoute une note encore plus technique au groupe de Rock seul Roi du monde depuis la séparation des Beatles un an plus tôt.

Le concert des Rolling Stones est à voir ici.

Pour continuer l'aventure Stones, à lire Les Stones et Godard ainsi que les Stones en exil.

mardi 17 août 2010

Le Velvet Underground en concert au Bataclan en 72 à voir en VoD avec l’INA

VelvetLe site de l’INA propose tous les vendredis de l’été une série de concerts des grands groupes de Rock de la fin des années 60/début 70. Cette semaine c’est au tour du mythique Velvet Underground de faire l’objet d’une publication en VoD pour un concert évènement enregistré au Bataclan de Paris le 29 janvier 1972.

Le mythique groupe de Rock est né en 1964, l’année de l’explosion planétaire des Beatles, par la rencontre du New-Yorkais Lou Reed, passionné de Blues et de Free-Jazz (Ornette Coleman en tête) et du Gallois John Cale, épris de musique classique et d’expérimentation sonore.

La suite tout le monde, ou presque, la connait… Andy Warhol les prend sous son aile, impose l’arrivée au chant du mannequin allemand Nico, produit leur légendaire premier album sobrement intitulé The Velvet Underground & Nico et signe l’incroyable pochette du Vinyle avec sa banane autocollante et son slogan évocateur ‘Peel Slowly and See’.

Lorsque le Velvet Underground se produit au Bataclan le 29 janvier 1972, ce n’est plus vraiment le Velvet UndergroundJohn Cale et Nico sont partis depuis longtemps, Lou Reed a continué le temps de l’enregistrement de deux albums après le second révolutionnaire ‘White Light, White Heat’ mais quitte le navire après le 4ième opus, ne laissant plus que Doug Yule seul aux commandes (après le limogeage par le manager du groupe de la batteur Moe Tucker) pour l’enregistrement du cinquième disque Squeeze.

Pendant que Yule enregistre dans son coin Squeeze, Reed, Cale et Nico se réunissent pour des concerts exceptionnels à Londres et Paris pour revivre et faire partager leur expérience Velvet Underground. C’est donc ce show parisien que l’INA nous propose de découvrir. L’émotion est grande et bouleversante. Les 3 musiciens ont décidé de revenir sur les titres phares de leur premier album, mais ils les rejouent de manière dépouillée et émouvante dans de superbes versions acoustiques.

Quel bonheur de découvrir le joyau ‘Heroin’ joué voix/guitare/violon ou encore le célèbre ‘Waiting for my man’ en voix, piano, guitare… Et que dire de la voix poignante de Nico sur 'Femme Fatale' qui en acoustique prend toute l’ampleur de la scène… Un immense cadeau nous est fait par L’INA, merci à eux… Le concert du Velvet Underground est à voir ici.

jeudi 12 août 2010

Lollapalooza 2010 : les VoD pour tout savoir sur l’immense festival Rock de Chicago (le retour de Soundgarden, Arcade Fire, MGMT et Lady Gaga…)

ChicagoLe weekend dernier s’est déroulé en plein cœur de Chicago l’un des festivals Rock les plus importants au monde : Lollapalooza. Cette année on a eu droit au retour attendu de Soundgarden, à l’arrivée triomphale de Arcade Fire quelques jours seulement après la sortie de leur troisième album (The Suburbs) ou encore à un stage diving de Lady Gaga… Rien que ça

Dans les années 90 (de 91 à 97), Lollapalooza était un festival itinérant qui sillonnait les villes américaines pour faire découvrir la bonne parole du rock indé US encore méconnu. Sur une idée de Perry Farell, le leader de Jane’s Addiction, le festival underground a vu se produire les meilleurs groupes des nineties : Nine Inch Nails, Soundgarden, Pearl Jam, Rage Against the Machine, Dinosaur Jr., The Smashing Pumpkins, les Beastie Boys, Cypress Hill, Sonic Youth, Pavement, Beck, Metallica… et la liste est encore longue.

Ressuscité en 2005, le festival tient désormais résidence en aout à Chicago, à Grant Park, la même où Barack Obama aura tenu son discours historique de candidat vainqueur de l’élection présidentielle américaine un soir de novembre 2008.

Cette année, le grand buzz fut l’apparition de la pop starlette Lady Gaga sur une scène annexe où jouait son groupe favori du moment les Semi Precious Weapon… On peut la voir rouler une pelle au chanteur à demi à poil et s’essayer au crowd surfing, mais toujours sous contrôle… On sent la Lady en quête de crédibilité rock… A vous de voir si vous y croyez, c’est ici qu’il faut aller.

Le véritable évènement de cette édition aura été le grand retour du mythique groupe de Chris Cornell : Soundgarden. Et oui, il y a plus de 15 ans, Chris Cornell était un vrai musicien, à la tête de l’une des formations les plus vénérées et influentes de la scène de Seattle… Pour tous ceux, plus jeunes, qui l’ont découvert en solo ou avec les horribles Audioslave, c’est certainement difficile à croire… Et pourtant… Même si ce retour sent bon le filon du pognon (une compile avec un inédit, Black Rain, issu des sessions du mythique album Badmotorfinger, sortira le 28 septembre en CD et bien sûr version deluxe au prix fort…) on n’a quand même envie de ré-entendre Live certains titres fabuleux comme Room a Thousand Years Wide, 4th of July, Rusty Cage, Mind Riot, Jesus Christ Pose ou Spoonman… Un petit medley du concert de reformation à Chicago est à voir ici

Le second immense bonheur de Lollapalooza 2010 aura été l’accueil réservé aux nouvelles coqueluches de la planète Rock : les sauveurs d’Arcade Fire. Venus présenter leur nouvel album tout juste sorti, ils auront subi l’incroyable hérésie de devoir jouer en même temps que Soundgarden sur une scène opposée… Aux dires de certaines personnes présentes, en plus d’être une faute de goût impardonnable de programmer ces deux monstres sacrés en même temps, c’était aussi une bourde sonore, les sons des deux shows s’entrechoquant… Shocking… Un petit extrait est disponible ici

Rayon interview vidéo backstage on ira du côté de Spinner pour voir MGMT et Phoenix (cocorico) raconter leur Lollapalooza C’est ici que cela se passe

lundi 2 août 2010

Les découvertes du festival breton des Vieilles Charrues de Carhaix sont à voir en VoD grâce à Arte Live Web

Vieilles Charrues 2010L’été et ses festivals, son soleil, le farniente tant espéré et mérité, ses quelques bières et son ambiance bucolique enthousiasmante et propice à l’écoute attentive de ces nouveaux groupes qui vont bercer notre rentrée de souvenirs mémorables… Petit détour à Carhaix pour le festival des Vieilles Charrues et un retour en VoD sur les sensations pop rock du moment.

Revolver

Difficile patronyme à porter… Il faut être un peu fou, un peu soûl peut-être ou totalement inconscient pour oser prendre pour nom un mot qui dans l’histoire du Rock résonne avec tellement de force et de gravité… En 1966, sous l’égide du producteur George Martin et de l’artisan du son en devenir Geoff Emerick, les Beatles enregistrent la pierre angulaire de la Pop, un album qui marqua définitivement un avant et un après et qui fera entrer des milliers de musiciens dans l’ère du surpassement de soi même et de leurs chansons dans l’espace confiné du studio d’enregistrement. Après Rubber Soul et avant Sergent Pepper, Revolver marque le haut de la carrière des Fab Four et revient régulièrement dans les toutes meilleures places des classements des albums de tous les temps (Q, NME, Rolling Stones Magazine, Uncut…). Ambroise, Christophe et Jérémie ne trainent pas dans la boue le mot magique… Ils réussiraient presque à ressusciter l’esprit des Fab Four des débuts grâce à un songwriting pop rehaussé par de belles harmonies vocales et un enthousiasme communicatif qui fait plaisir à voir… c’est à scruter ici

Sophie Hunger

Cette jeune suissesse a déjà à son actif trois albums (dont le premier auto-produit en 2006 Sketches on Sea). Talentueuse, elle est dotée d’une présence scénique convaincante et envoûtante. En mélangeant folk, jazz, rock et même électro, Sophie Hunger nous livre une originale mixture à rapprocher du meilleur du rock indé made in 90’s (une référence)… Une artiste à situer non loin du lyrisme hanté d’un Jeff Buckley ou même d’un Thom Yorke époque OK Computer… Une artiste à découvrir et c’est ici que cela se passe…

Gush

Décidemment le Pop Rock français se porte bien, merci pour lui… ! Avec Gush, c’est un nouvel arrivant en provenance des Yvelines, qui comme Revolver, fait la part belle aux harmonies vocales popularisées dans les sixties par les Beatles, les Beach Boys ou Crosby, Still & Nash… Autant de références et d’influences revendiquées par le groupe… Une fois encore, les prestations scéniques du combo français respirent la fraicheur et l’envie de s’amuser… En ces temps de crise, cette déferlante pop rock venue de chez nous (bien que chanter dans la langue du Rock : l’anglais) commence à se faire indispensable… On notera que Gush aura participé à la Bande du film Bus Palladium, composée par Yarol Poupaud. A voir ici.

Gojira

Du bon gros son Metal à la française… Oreilles sensibles s’abstenir… Ces 4 landais, auteurs de 4 albums brutaux et séminaux auront réussis à convaincre quelques maitres absolus du genre puisqu’ils embarquèrent en première partie de Metallica pour une tournée US ou qu’ils auront eu pour producteur un ancien guitariste de Machine Head (Logan Mader)… A contempler ici.

Pour prolonger l’esprit festival en VoD, à voir le Printemps de Bourges en VoD.

Pour préparer la Route du Rock le weekend du 15 août, rien de mieux que de revenir en VoD sur la version hivernale du festival

Pour en savoir plus sur Revolver on ira du côté de Rock Made In France… Même chose pour Gush ou Gojira. Une revue Live de Sophie Hunger à fourvière (en compagnie de Jamie Cullum) est à lire chez MRM. Le récent passage de Revolver dans le théatre antique lyonnais est à lire ici.

lundi 26 juillet 2010

Arcade Fire s’explique en interview et en VoD sur la conception de The Suburbs avant un concert retransmis sur youtube en direct du Madison Square Garden de New-York le 5 août prochain

Arcade FireUn magazine culturel de chez nous bien connu consacrait récemment en une les montréalais d’Arcade Fire comme les sauveurs du Rock… C’est dire O Combien leur troisième album, The Suburbs, prévu pour le 2 août, est attendu comme le messie. Retour en VoD sur cet album évènement avant de pouvoir se le procurer et constater en concert le bienfondé de la rumeur galopante sur l’excellence de ‘The Suburbs’

La sortie fin 2004 de Funeral avait engendré une vague d’émotion et de fascination pour ce groupe canadien sorti de nulle part. Composé de sept musiciens regroupés autour d’un noyau dur, le couple Win ButlerRégine Chassagne, Arcade Fire joue une musique presque baroque ou s’entrechoquent pêle-mêle Rock seventies, Pop, Folk, Soul, Country, Jazz, musique classique… Un maelstrom détonnant et vivifiant qui amène une vraie bouffée d’oxygène euphorisante à la musique populaire…

En 2005, le succès du groupe devient mondial et Funeral devient l’étendard d’un Rock audacieux et progressiste. D’ailleurs peut-on vraiment encore parler de Rock ? On serait presque enclin à parler de groupe à guitares pour rattacher les montréalais à une quelconque scène tant leur musique est singulière et composée de multiples influences…

Les nouvelles coqueluches planétaires sortent en 2007 le successeur du vénéré Funeral avec le sombre et plutôt rigoriste ‘Neon Bible’. Album désenchanté et un poil moins intense émotionnellement que son prédécesseur… Si Funeral était l’antidote collectif que conçut le groupe pour se relever d’une série de deuils familiaux qui vinrent toucher plusieurs membres du groupe, Neon Bible est certainement le bouclier de protection du combo contre la folie d’un succès commercial qu’ils ne maitrisaient en aucun point…

Après la longue tournée de promotion de leur second album, le groupe a du prendre une année de repos pour se remettre la tête en place et retrouver les pieds sur terre… The Suburbs est ainsi annoncé comme un nouveau départ pour une entité que beaucoup voient comme l’un possible futur égal des Beatles ou des Stones

Une interview récente donnée par trois membres du groupe (dont Win Butler et Régine Chassagne) et disponible sur le site Arcadefire.fr nous donne de précieuses indications sur la conception de l’album. On y apprend notamment la raison du titre de l’album et l’importance d’un mail envoyé à Win par l’un de ses amis d’enfance dans la genèse de The Suburbs. Dans cette interview le groupe s’épanche aussi sur son approche en studio, sur le succès critique de Funeral, ainsi que sur l’état des relations entre les membres du groupe… C’est éminemment instructif et visible ici.

The Suburbs sort dans les bacs le 2 août prochain et Arcade Fire a décidé de retransmettre en direct sur youtube son concert du 5 aôut au Madison Square Garden de New York… Avant de se connecter, on vous propose de voir ou revoir un petit trésor caché du net, du côté de la fantastique Blogothèque (on ne le dira jamais assez) qui a filmé le groupe jouer dans un monte-charge de L’Olympia en 2007, le titre 'Neon Bible'… Avant que les portes ne s’ouvrent et qu’Arcade Fire ne débarque dans la fosse de l’Olympia pour une surprenante performance de ‘Wake Up’. Bluffant, fou, inattendu et complètement Arcade FireA voir ici.

vendredi 16 juillet 2010

Julien Temple nous parle de The Clash, de son amitié avec Joe Strummer, des Rolling Stones et de son prochain film sur les Kinks dans une interview vidéo pour le MAG VoD

Julien TempleLe réalisateur punk ultime, Julien Temple, à qui l’on doit le légendaire ‘La grande escroquerie du Rock & Roll’, le documentaire sur Malcolm McLaren et le groupe de furieux qu’il managea : les Sex Pistols, se livre dans une interview vidéo exclusive accordée au MAG VoD.

Temple n’aura eu de cesse durant sa carrière d’associer ses talents avec les illustres représentants du Rock & Roll, que ce soit en version film en dirigeant David Bowie dans 'Absolute Beginners' en 86 (l’un des films les plus chers de l’histoire du cinéma anglais) ou en version documentaire avec le splendide et lyrique ‘the future is unwritten’ (2007) qui part à la découverte de Joe Strummer, l’une des plus fascinantes personnalités du Rock, ou encore le furibard documentaire sur les Sex Pistols, 'l’obscénité et la fureur' (2000). Il aura également filmé les Rolling Stones Live lors de leur Urban Jungle Tour de 90 (Stones at the Max), sans parler des nombreux vidéos clips qu’il réalisa pour les Stones, les Kinks, Stray Cats, Neil Young, Paul Mc Cartney ou plus récemment les Babyshambles de Pete Doherty (The Blinding).

Sa dernière merveille en date retrace l’histoire d’un autre combo précurseur du punk, le groupe Dr Feelgood pour un 'Oil City Confidential' que l’on attend en VoD avec impatience (on espère à la rentrée prochaine…).

Dans une interview vidéo totalement passionnante pour le MAG VoD, Julien Temple revient sur sa mission en tant que promoteur du mouvement Punk dans les années 70. Il relate son amitié pour le chanteur des Clash, Joe Strummer et raconte les circonstances incongrues et surprenantes de leur première rencontre alors qu’ils étaient tous les deux des squatteurs…

Temple revient également sur les Stones et le tournage ‘Stones at the Max’ et son envie de montrer le visage de Keith Richards en gros plan sur grand écran et la beauté d’une telle entreprise. On apprend également que le réalisateur a fait tourner Mick Jagger dans le film ‘Running Out of Luck’ (87) et il nous conte une anecdote étonnante impliquant Mick chez un disquaire brésilien… Temple indique n’avoir pas du tout aimé ‘Shine a Light’ (le concert des Stones filmé par Martin Scorsese en 2006) et nous raconte quel film il adorerait tourner de nouveau sur les Rolling Stones

Après avoir évoqué son travail avec David Bowie sur ‘Absolute Beginners’ (86), et son admiration pour le docu culte 'Dig' d’Ondi Timoner (sur les Dandy Warhols et le Brian Jonestown Massacre on le rappelle) Julien Temple termine cette fascinante interview en en disant un peu plus sur son prochain film sur les Kinks… On attend cela avec impatience…

Une interview vidéo à découvrir absolument sur le MAG VoD : Julien Temple, un Punk avec une caméra.

Pour finir, on se résiste pas à l’envie d’insérer le trailer du magnifique documentaire de Temple sur Joe Strummer (The Future is Unwritten) qui de manière scandaleuse n’est pas encore dispo en VoD…


THE FUTURE IS UNWRITTEN - trailer

lundi 12 juillet 2010

Une plongée hallucinatoire en live et en VoD dans le monde des Dandy Warhols, avant un passage attendu à la Cigale le 26 juillet

The Dandy WarholsLes Dandy Warhols sont originaires de Portland, Oregon. Au milieu des années 90, ils sont, avec les Brian Jonestown Massacre de San Francisco, l’attraction rock indé de la côte ouest, sur le point de mener la révolution psychédélique dont les Etats-Unis ont besoin pour se relever de la vague Grunge de Seattle qui se sera totalement fracassée sur le rocher du music business avec le suicide de son martyre Kurt Cobain.

Grâce au cultissime documentaire d’Ondi Timoner, Dig, on connait la suite de l’aventure, les Dandy Warhols signeront sur la major Capitol et subiront tous les tourments possibles de la part de sa maison de disques (refus de mix d’albums, promotion au rabais, engeulades sur le choix des Singles, des vidéos clips…). Les incontrôlables Brian Jonestown Massacre du génial mais ravagé Anton Newcombe resteront des galériens devant l’éternel tentant de continuer l’aventure dans l’ombre de la musique underground américaine…

Pour ceux qui n’ont pas encore vu ce fabuleux documentaire, il est visible en intégralité et gratuitement (pour plus d’infos lire notre post sur la légende du BJM) et est totalement incontournable… On vous aura prévenu…

En 2007, las des atermoiements, des erreurs et du peu de considération de leur maison de disques, les Dandy cassent leur contrat et partent fonder leur propre label Beat The World, sur lequel sortira leur sixième album ‘Earth to the Dandy Warhols’.

Et ce sont pas moins de quatre extraits de ce splendide effort qu’il est possible de voir en Live et en VoD sur le site du groupe. Enregistrés dans les locaux de JBTV en 2008, ces quatre titres ne figurent bien entendus pas sur la compilation que sort le 19 juillet Capitol (The best of the Capitol Years).

Avec ‘Welcome to the Third World’, on découvre une autre composante du son Dandy pour un morceau funky et classieux sous influence Chic/Bowie. Avec ‘The World come on’ et ‘Wasp in the Lotus’ on a droit à du pur dandy opiacé et en lévitation. On en redemande… ‘Talk Radio’ aux accents poppy démoniaques ravira l’assemblée… C'est ici que cela se passe.

Et bon concert aux heureux possesseurs de billets pour le show du 26 juillet…

lundi 5 juillet 2010

The Dead Weather expose sur scène et en VoD une musique animale, sexuelle et pleine de danger, portée par une Alison Mosshart féline et envoutante

Dead WeatherLa semaine dernière, le groupe de Jack White et Alison Mosshart était de passage au Bataclan de Paris pour promouvoir son second album sorti il y a quelques semaines : l’intrépide Sea of Cowards, le bon moment pour retrouver quelques performances du combo en VoD.

Malgré (et certainement pas à cause d’) une chaleur insoutenable, The Dead Weather a donné au Bataclan le 30 juin dernier, un concert brûlant, incandescent et fiévreux. Rien d’étonnant pour qui aura eu la chance de pouvoir assister à l’une des performances de ces bêtes de scène. Le groupe est mené par deux performeurs hors du commun Jack White et Alison Mosshart, qui auront tous deux été révélés au sein de groupes de rock primal, The White Stripes et The Kills, formés uniquement de deux complices, des duos improbables qui auront joué un rôle important dans le retour du Rock au début des années 2000.

The Dead Weather déverse un rock brut, sexy et décapant qui puise ses racines dans le meilleur du Blues. Un Groupe tourné vers le futur mais qui opère comme au bon vieux temps où la musique était encore primordiale, sacrée et gravée en micro sillons… Ils enregistrent à Nashville en analogique dans le studio du label crée par Jack White (Third Man Records) et sortent avant tout leurs disques en vinyle. Et comme au bon vieux temps, composent en tournée lors des balances et courent enregistrer à Nashville entre deux concerts, ils se permettent de sortir deux albums en moins d’un an…

Un groupe avec une idéologie traditionaliste bien ancrée mais qui innove et ne se contente pas de nous servir la même sauce à chaque repas… Leur brillant, bouillant et plus expérimental second album est là pour nous en assurer. Bourré de riffs lapidaires et rempli de sons de synthés bizarres et hallucinés, 'Sea of Cowards' dépeint un groupe inspiré qui veut avant tout restituer la fantastique énergie créée par leur association.

Quelques Vidéos en concert sont là pour convaincre les derniers sceptiques. Sur leur site internet, The Dead Weather nous offre 6 titres Live à couper le souffle. Issus de leur premier album et filmés au Roxy Theatre de Los Angeles, 'Treat me Like Your Mother', 'Cut like a Buffalo' ou 'Hang you from the Heavens' restituent l’intensité, la ferveur et la sensualité d’un groupe totalement impliqué. Le superbe 'Will there be enough Water' nous offre le duo sensuel et charmeur des deux leaders stars du combo… Tout ceci est à voir ici.

On rappellera qu’Arte Live Web propose en VoD le premier concert de The Dead Weather en France, enregistré à la cigale en juin 2009. C’est à voir ici.

Pour continuer l’aventure un article pour découvrir Jack White en VoD est à lire en nos colonnes. A lire également le compte-rendu du concert au Bataclan, c'est du côté de MRM.

lundi 28 juin 2010

Le temps s’envole, Oasis n’est plus mais Noel Gallagher nous fait revivre l’histoire du groupe en VoD pour la sortie de 'Time Flies' contenant tous leurs brillants Singles

Oasis en 95Un sombre soir d’aout 2009 à Paris, Oasis devait triomphalement clôturer plus d’une année de touring intensif pour la promo de l’album qui sonnait le renouveau de leurs ambitions musicales, le bien nommé ‘Dig Out Your Soul’. Des milliers de fans enthousiastes se présentaient au Parc de Saint Cloud en se réjouissant d’avance de pouvoir célébrer quelques moments d’éternité avec le combo Roi de la pop des années 90. On connait la suite...

Le chanteur Liam Gallagher arrivant pinté au plus haut point quelques minutes avant leur entrée sur scène, Noel Gallagher, le frère talentueux et songwriter d’exception, pète une durite devant tant de nonchalance répétée, casse sa guitare durant l’altercation de costauds et quitte Rock en Seine et le groupe dans la foulée…

Oasis aura été le groupe majeur qui, au milieu des nineties, aura replacé l’Angleterre au centre du monde musical après que les Etats-Unis l’eurent laissé pour morte en réussissant à contrer la vague Rave et Shoegaze par le déferlement Grunge de Seattle des hommes arborant un look mi-bûcherons, mi-surfeurs…

Après un brillant debut album, Definitely Maybe, convoquant le meilleur de Jesus & the Mary Chain, The Stone Roses, Primal Scream le tout à la sauce Rolling Stones, le groupe de Manchester voit les choses en grand pour leur second effort et Noel Gallagher n’ambitionne rien d’autre que d’écrire des chansons à la hauteur de celles composées par ses idoles de toujours : Les Beatles et son génial duo de songwriters Lennon et Mc Cartney. C’est ainsi qu’avec ‘What’s the Story Morning Glory’ et des chansons qui deviendront les hymnes de toute une génération (Wonderwall, Don’t look back in Anger, Champagne Supernova), Oasis conquiert le monde et finit l’année 96 en jouant devant plus de 250 000 personnes à Knebworth pour un concert qui rentra dans les annales.

La démesure, l’ambition et les drogues poussèrent le groupe à sortir le boursoufflé ‘Be Here Now’ en 97 qui voit Noel Gallagher tenter le pari perdu d’avance de surpasser le Wall of Sound crée par Phil Spector dans les années 60. Un album au son énorme qui malgré quelques bonnes chansons restera un ton en dessous de ses prédécesseurs.

Après tant de sommets, d’euphorie et de fêtes interminables, le retour de bâton inéluctable se produit en 2000 avec 'Standing on the Shoulder of Giants'. Sans inspiration, Noel accouche de chansons moyennes (si ce n’est le sublime Go Let it Out) et accepte même que pour la première fois, le groupe enregistre quelques songs composées par Liam, encore débutant en la matière et cela s’entend…

Après l’arrivée au sein d’Oasis de Gem et Andy Bell (ex Ride) Oasis repart presque de zéro au début des années 2000 et ne cessera de retrouver de l’allant grâce notamment à deux très bons albums sortis en 2005 et 2008 (Don’t believe the Truth et Dig Out Your Soul).

Avec la sortie de ‘Time Flies… 1994-2009’, le recueil biblique de l’ensemble de leurs 26 Singles (dont 8 numéros 1 en Grande-Bretagne), on ne peut que constater qu’ils ont en effet gravé quelques classiques indémodables du genre…

L’âme du groupe, Noel Gallagher himself, en profite pour se remémorer les grands moments de ses quinze années de carrière et il nous livre en VoD quelques anecdotes surprenantes. On apprend notamment que le premier Single du groupe aurait du être, sur un choix du boss de leur label, Alan Mc Gee, Bring it on Down. Mc Gee avait réservé quelques jours de studio pour enregistrer le dit Single mais non content du résultat, Noel se mit à composer une chanson supplémentaire pour ne pas se retrouver sans rien après ces quelques jours… Et c’est ainsi qu’il composa à la va vite ce qui deviendrait le premier Single et le premier tube du groupe : Supersonic. C’est ici.

On regardera avec bonheur Noel s’exprimer sur l’émotion ressentie lors du premier passage en radio de Supersonic (ici) et on restera abasourdi lorsqu’il explique que les séances d’enregistrement du mythe ‘Morning Glory’ commencèrent sans qu’aucune parole ne fut écrite sur papier, aucune démo enregistrée et sans même qu’aucun membre du groupe n’eut entendu une seule des chansons que Noel était le seul à connaitre… Improbable et même impensable, et c’est ici qu’il faut aller… On ne sera presque pas surpris d’apprendre qu’en 93, avant même d’avoir un manager, Noel expliquait à Bonehead que ‘All around the World’ était destinée au 3ième album du groupe… C’est ici.

On finira par une interview inattendue du footballeur italien Alessandro Del Piero qui raconte ses liens avec Oasis et l’importance d’être oisif (The importance of being Idle) et son influence sur le déroulement de la coupe de monde de 2006 pour l’Italie… A voir ici.

Pour aller plus loin, et en attendant le premier album du groupe de Liam Beady Eye et le tant attendu album solo de Noel, à lire du côté de MRM le Cas Oasis, et du côté de nos contrées les maitres Beatles en VoD et forcément leurs alter-egos des Rolling Stones en VoD.

lundi 21 juin 2010

Hard Rock Forever : AC/DC en clips et en Live ainsi que le documentaire sur l’histoire d’Anvil sont à voir en exclusivité en VoD

AC/DCLes Empereurs du Hard Rock, les éternels diablotins d’AC/DC étaient de passage au Stade de France vendredi dernier en clôture de leur Black Ice World Tour et les losers magnifiques D’Anvil envahissaient quant à eux le festival Métal Hellfest samedi : le bon moment pour plonger en VoD dans l’univers de ce mouvement plus vivant que jamais

Le Hard Rock est né à la fin des années 60 avec l’avènement de Led Zeppelin et il aura sans aucun doute définitivement gagné ses lettres de noblesse mondiale grâce à la longévité et au soutien sans faille du légendaire groupe australien AC/DC.

Depuis presque 35 ans, AC/DC sert son Hard Rock bestial et euphorisant aux très fortes connotations Blues et n’a de cesse de ravir les foules du monde entier. A l’âge de raison, les australiens sont avec les Rolling Stones, le seul groupe pouvant se targuer de réussir à réunir sous leur étendard plusieurs générations de fans totalement dédiés à leur cause.

Leurs Shows, d’un professionnalisme exemplaire, sont millimétrés au cordeau. Le Set-list ne bouge jamais, les effets visuels et scéniques sont immuables, les chansons sont de la même trempe, qu’importe ? C’est ça que l’on aime chez AC/DC : ils auront su rester fidèles à une certaine idée du Hard-Rock, à un son originel ainsi qu’à une vision pure, idyllique et éternelle de cette musique. Généreux et se dévouant entièrement à la cause Hard Rock, AC/DC aura toujours reçu un accueil triomphal de son public durant toutes ces années.

Pour prolonger l’expérience Stade de France, quelques vidéos sont à voir sur le site internet du groupe. On remarquera notamment une version Live énergique de leur hymne ‘Rock & Roll Damnation’, à voir ici, ainsi que le clip de ‘Big Gun’Arnold Schwarzenegger se transforme en écolier et se prend pour Angus Young, c’était pour la Bo de ‘Last Action Hero’ et c’est toujours aussi tordant, à voir de ce côté-là.

Deux reportages forts intéressants lors de leur passage à Bercy en 96 avec des extraits Live et une interview d’Angus Young racontant les influences Blues du groupe sont à voir du côté du site de l’INA, c’est ici que cela se passe, ainsi que là

Le groupe australien l’a démontré, le Hard Rock est avant tout affaire de passion, de persévérance et de don de soi… Que le succès soit au rendez-vous ou pas d’ailleurs… Et c’est complètement ce que nous démontre l’incroyable documentaire réalisé par Sacha Gervasi et qui raconte l’histoire improbable du groupe de Hard Rock canadien Anvil. Au début des années 80, Anvil joue dans les festivals du monde entier en compagnie d’Anthrax, Bon Jovi ou Metallica. Ils sont promis à une belle carrière mais au final ils ne réussiront jamais vraiment à percer, au contraire de leurs collègues de l’époque…

Faute de succès, la plupart des combos auraient jeté l’éponge au bout du troisième album, pas Anvil. Robb-O (batterie) et Lips (chant) ne lâcheront jamais le morceau et durant plus de trois décennies ils se battront pour réussir leur rêve de gloire et de reconnaissance. C’est leur histoire que nous raconte le documentaire ‘The Story of Anvil’. Flirtant souvent avec le pathétique et le ridicule, les deux compères sont avant tout attachants, authentiques et plein de vérité. C’est une formidable fable autour de l’amour de la musique et de l’amitié qui nous est conté. Un film passionnant que propose de visionner en VoD et en exclusivité TF1 Vision.

Alors que la sortie du DvD n’est annoncée que pour la rentrée, TF1 Vision donne donc l’exclusivité à la VoD pour quelques semaines (à priori la VoD ne sera accessible que jusqu’au 2 juillet, don’t miss it !). C’est ici que cela se passe.

mercredi 16 juin 2010

La crise persiste, Trust revient à nos oreilles comme un écho et Bernie Bonvoisin en profite pour dévoiler ses influences cinématographiques dans une interview fascinante pour le MAG VoD.

TrustEn ces temps de crise économique et sociétale, l’engagement et l’évidence contestataire des chansons de Trust prouvent encore toute leur modernité. Après un concert évènement au nouveau festival suisse Long’I’Rock le 14 mai dernier et avant une prestation attendue à Cognac le 13 août prochain, un petit retour en VoD sur le groupe et son charismatique leader Bernie Bonvoisin s’impose.

Bien entendu, pour tout le monde Trust c’est d’abord et avant tout ‘Antisocial’, le 45 tours rageur et contestataire qui enflamma la France en 1980. Mais Trust c’est surtout un excellent groupe de rock qui aida en son temps à populariser le hard rock en France.

Véritable monument du rock français, au même titre que leurs contemporains de Téléphone ou plus récemment des bordelais de Noir Désir, Trust reste un groupe à voir en concert. Leur reformation en 2006 a été l’occasion rêvée pour toute une génération de découvrir ce groupe important. Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de le faire, un petit avant-goût est à voir en VoD sur le site de Taratata avec les performances de deux titres en plateau en 2006. Le mythique Antisocial et le prophétique Sarkoland se donnent en VoD de ce côté-ci.

L’âme de Trust vient sans contexte de son chanteur Bernie Bonvoisin. Auteur de textes engagés et plutôt bien écrits, Bernie aura su exploiter pleinement ses talents protéiformes en devenant avec un succès certain acteur, mais surtout réalisateur et même romancier.

Un personnage à part dans le paysage français dont le franc parler et les analyses à propos sont toujours un régal à écouter. Dans une Interview vidéo passionnante pour le MAG VoD, Bernie Bonvoisin revient sur ses rapports avec le cinéma, sa manière de fonctionner en tant que réalisateur et surtout nous parle avec passion de son Cinéma, des films, des réalisateurs et des acteurs qui l’ont marqué et l’influencent dans sa démarche cinématographique. Un vrai bon moment à partager avec un passionné, c’est à voir du côté du Mag Vod et c’est ici que cela se passe.

Pour compléter le portrait de l’homme de musique et de cinéma, on pourra revoir une intéressante interview réalisée sur le plateau du Journal de la chaine Public Sénat. Elle date d’avril dernier et intervient dans le contexte de la sortie du dernier album de Bonvoisin. Bernie est invité à donner son opinion sur les faits d’actualité du jour et la crise financière ou encore le bouclier fiscal. Un point de vue éclairé et toujours intéressant du citoyen engagé. Une VoD à regarder ici.

samedi 12 juin 2010

The Rolling Stones et le passionnant documentaire présenté à Cannes, ‘Stones in Exile’, sont à voir en VoD sur France 5.fr

Stones in ExilePour promouvoir la sortie de leur chef d’œuvre de 71 ‘Exile on Main Street’, en édition remastérisée et agrémentée de nombreux inédits, Les Rolling Stones ont produit un fabuleux documentaire racontant la conception et l’enregistrement de l’album dans le Sud de la France. Ce film présenté à Cannes cette année, ‘Stones in Exile’, est disponible en VoD jusqu’au 17 juin sur le site web de France 5. Une VoD à ne manquer sous aucun prétexte

En 1970, les Stones sont le centre du monde. Les Beatles venant officiellement d’annoncer leur séparation, les Stones héritent seuls de la couronne mondiale et deviennent les uniques rois du Rock. Pourtant au sommet de leur gloire, les membres des Stones sont au bord de la banqueroute. Arnaqués par leur manager qui s’est arrogé les droits de l’ensemble de leurs chansons, ils ne touchent pas de royalties et ne peuvent régler les sommes extravagantes que leur réclame le fisc de sa majesté.

L’unique solution pour éviter la faillite, et peut être même la prison, est pour le groupe de partir en exil et de quitter l’Angleterre. C’est ainsi que toute la troupe débarque à Villefranche sur Mer à l’été 71 dans une splendide villa qui surplombe la mer, louée par Keith Richards. Le sous-sol de la maison est transformé en Studio d’enregistrement et c’est ici que sera conçu et enregistré pendant 6 mois l’un des albums les plus importants de l’histoire du Rock & Roll, dans une ambiance bohémienne, droguée et décadente, dans la plus pure tradition du mouvement.

C’est cette histoire de légende que raconte le documentaire ‘Stones in Exile’ rebaptisé ‘French Connection’ pour sa version française. Agrémenté de nombreuses photos prises dans la villa Nellcote par le photographe français Dominique Tarlé (qui aura passé les 6 mois d’enregistrement dans la villa de Keith Richards), de vidéos d’époque, d’interviews des membres du groupe et du staff, ce film est un passionnant récit permettant de s’immerger totalement dans les secrets de l’élaboration de ce grand disque.

Régulièrement cité dans le top 5 des meilleurs albums jamais enregistrés (Q Magazine, Rolling Stones Magazine… etc) Exile on Main Street, le dixième album du groupe est un incroyable maelstrom magique de l’ensemble des influences des Rolling Stones : blues, soul, rock, gospel, country, tout est ici ingéré, digéré et recrée avec la patte et l’excellence Stones.

'Stones in Exile' est à voir jusqu’au 17 juin sur le site internet de France 5. Précipitez-vous sur cette VoD, ce serait vraiment dommage de louper ce voyage initiatique au cœur du meilleur du rock & roll. C’est ici qu’il faut absolument se rendre avant le 17 juin. Après il sera trop tard, on vous aura prévenu…

Et pour continuer l'aventure complètement Stones, le film de Godard sur les Rolling Stones est à voir en VoD (lire le post du 22 avril).

mardi 8 juin 2010

Matthieu Chedid, alias M, est la bête de scène du Rock français, un concert à Bercy et un live acoustique à la Cigale sont à voir en VoD pour s’en assurer.

MAprès avoir triomphalement embrasé les salles de concert de France et de Navarre durant la première partie des années 2000, M a repris la route à l’automne dernier après 5 ans d’absence pour promouvoir son quatrième album Mister Mystère. Après un passage parisien de plusieurs soirs à l’Olympia puis un séjour prolongé au Zénith du 9 au 12 juin et avant que Mister Mystère ne se présente en tête d’affiche de nombreux festivals (Main Square, les Francofolies, les Vieilles Charrues) replongeons en VoD dans l’univers fantasmagorique de M.

Le fils du chanteur Louis Chedid et petit fils de la poète Andrée Chedid crée en 97, avec l’album Baptême, son double scénique excentrique et extravagant M. Grâce au tube funky et second degré ‘Machistador’, M commence à se faire un nom. Après la sortie de son second LP ‘Je dis Aime’ en 99, M part défendre en concert ce nouvel effort. Entouré de ses complices virtuoses Vincent Segal (basse et violoncelle) et Cyril Atef (batterie et percussions), qui formeront plus tard Bumcello, il livre des prestations live intenses et diablement rock qui font circuler le nom du musicien et contribuent au succès des singles issus de l’album (Je Dis Aime, Onde Sensuelle ou Monde Virtuel).

En 2004, la sortie de son troisième album ‘Qui de nous deux’ consacre définitivement M comme le nouveau phénomène de la chanson française. S’en suit une tournée sans fin et triomphale qui voit le groupe remplir des salles de plus en plus grandes.

En Live, Matthieu Chedid explore et nous fait partager le monde merveilleux, coloré, psychédélique et enjoué qu’il a crée pour son personnage. Virtuose de la guitare, M enrichit la plupart de ses chansons rock de soli dignes des guitares hero qu’il vénère, Hendrix en tête. Ses deux acolytes ne sont pas en reste et nous démontrent toute l’étendue de leurs talents au service de la cause M : un régal.

C’est l’un des sommets de cette tournée folle que nous propose de regarder en VoD SFR Musique avec un concert enregistré à Bercy en 2004 (et qui a fait l’objet d’une sortie en DvD). Pour comprendre le phénomène M il faut se précipiter sur cette VoD qui est à voir ici.

A la suite de ce raz de marée, Matthieu Chedid décide de faire une pause et laisse planer le doute sur la vie future de son personnage M. Il passera plusieurs années à s’aérer l’esprit en travaillant sur des projets divers et variés comme l’écriture d’une Bande Originale pour le film de Guillaume Canet ‘Ne le dis à personne’ ou en produisant et écrivant pour Vanessa Paradis.

A l’automne 2009, M revient en scène avec la sortie de Mister Mystère, album qui voit grandir le personnage vers le monde adulte avec des textes sexuellement plus explicites signés Brigitte Fontaine. La nouvelle tournée est placée sous le signe de la famille avec notamment la participation de la sœur et du cousin de Matthieu. C’est le versant plus intimiste de Mister Mystère que SFR Musique nous propose de voir en VoD avec des extraits d’un concert acoustique donné à la Cigale à l’automne. C’est à voir ici

jeudi 3 juin 2010

Jamie Lidell réveille la Soul et la projette en Concert et en VoD dans le vingt et Unième Siècle

Jamie LidellLe génial musicien à la voix de crooner du vénérable label Warp assume désormais pleinement ses influences Soul et nous livre en VoD un cocktail enthousiasmant de groove, de chaleur et de plaisir.

Jamie Lidell débuta sa carrière en formant avec Cristian Vogel le groupe électro Super Collider à la fin des nineties et avec qui il publia 2 albums. Après un premier LP solo en 2000 (Muddlin Gear), il signe sur le mythique label de musique électronique de Sheffield Warp Records.

En 2005, il sort son premier album chez Warp, le très réussi Multiply. Sur cet album brillant et novateur, Jamie Lidell réussit à marier à merveille les penchants Soul et Groove de sa voix de Crooner avec ses aspirations à explorer le champ des possibles ouvert par la musique électronique et les expériences sonores tentées par les artistes emblématiques du label Warp (Aphex Twin, Autechre, Boards of Canada, Squarepusher…). Le résultat est bluffant et d’une grande originalité. En réussissant à réunir deux univers apparemment opposés Jamie nous offre une recette inattendue et nous sert une nouvelle palette d’émotions aigre douces.

A cette époque, il assume seul sur scène la promotion de Multiply. Dans un numéro assez impressionnant il se transforme en ‘human beatbox’ qui le voit sampler sa voix en direct pour créer des boucles sonores qu’il empile pour construire le morceau devant nos yeux ébahis. Quiconque l’aura vu en concert à ce moment là en sortira conquis et émerveillé par tant de maitrise et de créativité.

Avec la sortie de Jim en 2008 mais plus encore avec celle de Compass cette année, Jamie amorce un virage qui le voit se rapprocher de la chaleur de la Soul pour délaisser quelque peu ses anciennes explorations électroniques. Il s’entoure d’un vrai groupe qui lui donnera un son plus organique en concert. Un aperçu des orientations nouvelles du chanteur sont à voir du côté du site Taratata avec la performance Live de ‘Another Day’ en 2008, à voir ici. On regardera aussi avec attention une belle prestation presque free jazz pour l’émission de France 3 ‘ce soir ou jamais’, c’est ici que cela se passe.

Que l’on se rassure tout de suite, Jamie Lidell n’est pas encore rentré dans le rang comme en atteste ce mini-concert déambulatoire filmé par la Blogothèque dans les rues du 15ième. Le Groupe de Jamie, armé d’un guitare, d’un énorme cowbell et de baguettes de batterie qu’ils utilisent pour faire des percussions avec tout ce qu’ils trouvent sur leur route (grillages, poubelles, panneaux…) offre un concert complètement barré et surprenant avec toujours cette sublime voix qui mène les débats. Encore une perle offerte par la Blogothèque. C’est ici que cela se passe.

Au rayon expérimentation sonore, on se précipitera pour voir ou revoir la participation de Jamie au Record Club de Beck, il y a quelques mois, avec la reprise du ‘Books of Moses’ de Skip Spence, c’est à voir ici. A relire également le post du 13 avril sur le Record Club.


Jamie Lidell - A Take Away Show

lundi 31 mai 2010

Les Doors reviennent... sur grand écran avec le documentaire ‘When You’re Strange’. Retour sur scène en VoD avec un Live en Europe de 68 pour bien préparer votre séance

The DoorsLe groupe de Jim Morrison restera un ovni incandescent de l’histoire du Rock & Roll. Trente neuf ans après le décès de leur leader, il est temps de revoir en concert et en VoD ce groupe mythique avant de se précipiter voir le documentaire consacré au groupe.

De 67 à 71, en 6 albums studio au compteur, ils laisseront une trace indélébile et marqueront à jamais des générations entières de musiciens et de passionnés. Les Doors et Jim Morrison n’ont jamais vraiment quitté la scène Rock. Trop de groupes depuis près de quarante ont été influencés ou se sont carrément revendiqués d’un héritage Morrisien pour que The Doors reste bien présent.

Du côté des salles obscures, le film d’Oliver Stone consacré aux Doors en 91 avait déjà contribué à rallumer la flamme. Malgré son grand intérêt, le film de Stone était trop centré sur Jim Morrison, son génie mais aussi ses instincts autodestructeurs, pour pouvoir représenter une image fidèle du groupe. Avec la sortie le 9 juin du documentaire de Tom Dicillo, ‘When you’re Strange’, il semble que l’on tienne enfin le film qui nous permettent de savoir ce qu’était réellement l’entité The Doors durant ses quelques années d’existence.

Tom Dicillo a compilé des heures d’archives vidéo puisées dans les greniers des membres du groupe. Ici pas d’interviews de rock stars vieillissantes venant raconter leur version de faits vieux de plus de quarante ans. Non, le réalisateur prend le pari du récit au présent conté en voix off par Johnny Depp, images d’époque à l’appui. Une tentative de restituer la vie du groupe comme si vous y étiez, avec notamment les premières images montrant The Doors au complet travailler sur l’élaboration de quelques unes de leurs chansons.

Pour préparer au mieux la sortie évènement de ce documentaire, rien de mieux que de s’immerger dans l’univers scénique d’un groupe emmené par un leader, certes erratique, mais au charisme impressionnant. Grace à SFR Musique, on peut voir en VoD The Doors en concert en Europe en 68. La vidéo est agrémentée d’interviews des Doors eux-mêmes mais aussi de membres du Jefferson Airplane, qui partagèrent l’affiche avec les Doors lors de cette tournée européenne et qui ne mettront pas en péril la légende alcoolisée et narcotique du Roi lézard, bien au contraire.

Avec cette VoD, on a la chance de découvrir un groupe d’une rare intensité sur scène. On décèle rapidement le talent des 3 musiciens qui préparent l’écrin parfait à la voix chaude et à la présence immense de leur leader.

On remarquera un ‘Love me two times’ tonitruant et brillamment introduit par un poème, un ‘When the Music is over’ chamanique et surtout un ‘Light my Fire’ dantesque et chaotique et qui donne une belle impression de ce qu’était la folie The Doors en concert. L’indispensable Vidéo est à voir ici.

Pour finir quelques extraits du documentaire sont à voir sur le site officiel de ‘When you’re Strange’. C’est ici que cela se passe.

jeudi 27 mai 2010

Jamie Cullum aime la scène. Et ça se voit ! Trois VoD pour s'en convaincre

Jamie CullumJamie Cullum est un phénomène. A à peine 30 ans, ce jeune britannique peut déjà se targuer du titre de jazzman anglais le plus vendeur de tous les temps.

Son univers est d’abord celui du jazz, celui de Miles Davis, John Coltrane, Herbie Hancock ou Cole Porter, mais Jamie Cullum possède le talent magnifique de pouvoir transcender les genres et ainsi, par exemple, réussir en concerts des reprises bluffantes de sincérité et d’émotion du ‘Lover You should’ve come over’ de Jeff Buckley ou du ‘High and Dry’ de Radiohead.

Un artiste moderne au talent protéiforme en somme. On comprend un peu mieux le personnage en apprenant qu’étant ado il a découvert le jazz grâce aux groupes de Hip-hop qu’il affectionnait, comme a Tribe Called Quest. En s’apercevant à la lecture des notes des pochettes que ces artistes utilisaient souvent des samples de classiques du jazz, Jamie intrigué tenta de remonter la filière et c’est ainsi qu’il acheta ‘In a Silent Way’ de Miles Davis, selon ses dires son premier grand choc musical…

Après deux albums autoproduits, Jamie sort son premier album pour une major en 2003 avec Twentysomething, qui le propulse directement en haut des Charts. Il sort dans la foulée en 2005 un second opus Catching Tales et se lance dans une tournée sans fin qui le laissera quelque peu exsangue.

Les quatre années qui suivirent virent Jamie Cullum tenter de se ressourcer pour retrouver le plaisir instinctif de la créativité musicale en dehors du cadre imposé et exigeant d’une maison de disques. On le verra ainsi s’associer avec son frère Ben pour un projet électro, BC vs. JC, qui voit les deux frangins faire le tour des clubs anglais et d’Ibiza pour des DJ sets enflammés.

Jamie trouvera tout de même le temps de travailler sur la BO d’un film de John Cusack et avec Clint et Kyle Eastwood sur la BO de Gran Torino avant de s’attaquer à l’enregistrement de The Pursuit sorti l’année dernière.

Jamie Cullum sur scène c’est avant tout un don de soi, une exigence et un amour de la musique au sens très large qui sont communiqués à un public qui ne peut que succomber par tant de générosité. Un artiste qui casse les barrières et réconcilie élégamment les chapelles. C’est une petite idée des talents du Monsieur que l’émission One Shot Not se propose de nous dévoiler en VoD. Jamie y interprète trois chansons de son nouvel album : I’m all over it Now, Mixtape et un 'Don’t Stop the Music' endiablé avec Manu Katché à la batterie. C’est à voir ici.

Et puisque la chanson est grandiose et son interprétation superbe, voici en VoD grace à Live@home le ‘High and Dry’ de Radiohead repris par Jamie Cullum c'est à voir ici. On termine par une reprise de Jimi Hendrix 'The wind cries Mary' c'est ici.

A lire aussi du côté de MRM, un compte rendu du concert à Fourviere à l'été 2009.

lundi 24 mai 2010

Disintegration, Pornography et Blood Flowers : la trilogie des Cure en live, en intégralité et en VoD sur i-concert

The CureThe Cure sort une édition remasterisée et Deluxe de son dernier chef d’œuvre, Disintegration, publié en 1989 déjà.

L’objet est agrémenté d’un CD de raretés et de démos instrumentales de 88 de Robert Smith qui formeront l’ébauche de leur huitième album. Le coffret comprend également un CD live enregistré à Wembley en 89. Véritable rareté, ce live avait fait l’objet d’une sortie en édition très limitée en septembre 90 sous le nom de Entreat mais ne comportait que 8 huit titres au lieu des 12 qui nous sont désormais proposés et qui raviront les fans les plus fervents du groupe.

Disintegration marque la fin d’une époque pour The Cure. Robert Smith atteint la trentaine lorsque l’album sort en 89. Traumatisé par l’avancement du temps et ce passage vers une nouvelle décennie, Smith se mue dans la dépression qu’il connut déjà au début des années 80 et dont il se servit pour écrire la trilogie fondatrice de la légende Cure avec les albums Seventeen Seconds, Faith et Pornography.

A l’époque de Pornography, personne ne donnait cher de la peau du corbeau en chef. La noirceur, la violence sourde et la démence qui ressort de Pornography ne laissaient présager rien d'autre qu’une fin pour Smith à la Ian Curtis, dont le spectre ne cessa de le hanter tout au long des sessions d’enregistrement. Le délitement, la violence et l’abime finirent par envahir totalement le groupe qui sombra lors de la tournée de promotion de Pornography, terminant le dernier concert en se battant sur scène… The Cure première version meurt mais Smith s’en sort et réussira même, contre toute attente, à se réinventer un destin pop dans la foulée en sortant quelques 45 tours accrocheurs (Lovecats, Let’s go to bed) qui feront bondir de rage tous les esthètes goths fans depuis les débuts des sombres aventures curistes…

Après The Top (aussi appelé The Flop par de nombreux fans) et sa pop synthé typiquement eighties, The Cure se reconstruit et sort coup sur coup deux albums qui vont faire exploser leur popularité et notamment aux Etats-Unis avec le triomphe de The Head on the Door (et du Single ‘Close to me’) et de Kiss me Kiss me Kiss me et de l’imparable ‘Just like Heaven’.

C’est donc au sommet de leur popularité que The Cure s’attèle à la réalisation de leur huitième album. La dépression aidant, Robert Smith délaisse les refrains pop et les guitares pour revenir vers la froideur digitale des synthétiseurs. Il nous livre au final son dernier chef d’œuvre et l’intitule de la plus belle des manières en annonçant la fin du groupe et sa ‘Disintegration’.

Cet album ne sera pas le dernier et deviendra même le plus gros succès commercial du groupe, et grâce au carton de 'Lovesong' qui se classa à la seconde place des Charts Outre-atlantique. De manière assez surprenante, Robert Smith dira plus tard que Disintegration est le second volet d’une trilogie entamée avec Pornography et conclue en 2000 avec Blood Flowers. Ce triptyque sera joué en live et en intégralité, album par album, titre par titre, en 2002 lors d’un concert évènement qui fera l’objet d’une publication en DvD. La VoD de ce moment de grâce est disponible du côté de I-Concerts.

Cette réédition est l’occasion de revoir les sublimes vidéo clips tirés de Disintegration. ‘Lovesong’, le terrifiant ‘Lullaby’ avec un Robert Smith transformé en araignée sanguinaire, ‘Fascination Street’ et le sublime ‘Pictures of You’ sont à voir sur un joli site dédié à la sortie de l’album, c’est ici que cela se passe. On notera également que le site en question offre une écoute complète en streaming du CD de raretés ainsi qu'un autre Live enregsitré à Dallas en 89 pendant la tournée américaine.

Et on ne résiste pas à l’envie de vous proposer une petite video MTV Unplugged de '__Lullaby__'.

jeudi 20 mai 2010

The Foals s'explique en VoD pour le NME. Une interview donnée à l'occasion de la sortie de "Total life forever".

FoalsLe combo venu d’Oxford (ville de naissance de Radiohead) s’approprie les racines post-punk new-yorkaises et cold wave britanniques pour nous offrir un nouveau récit passionnant de rock élaboré et maitrisé, ourdi d’une rage enfin contrôlée. Une découverte à faire en VoD.

En 2008, Foals sort un premier album nerveux, incisif et anguleux avec le bien nommé 'Antidotes'. Formé sur les cendres encore chaudes d’un groupe de Math Rock (rock construit de manière presque scientifique dont les plus beaux représentants actuels sont certainement les résidents du label Warp Battles), Foals a l’honneur de voir David Sitek, le musicien aux commandes de TV on The Radio et aussi producteur du premier album de la plantureuse Scarlett Johansson, produire leur premier effort.

Déjà forts en tête, ils décident de refuser le mix de l’album proposé par Sitek pour s’occuper eux-mêmes du montage final : un manifeste. Adulé par une critique unanime, 'Antidotes' consacre un jeune groupe prometteur et voué à un bel avenir… Si ils réussissent à surmonter l’écueil du toujours difficile second LP.

Avec 'Total Life Forever', les oxfordiens passent le test avec un certain brio. Prenant le risque de changer la formule gagnante du Debut album, Foals s’aventure en terre inconnue, expérimente et nous offre un album aérien, épuré, presque contemplatif mais toujours soutenu par une énergie latente avec une nervosité et une angoisse désormais relayées en arrière plan mais toujours présentes.

On sent l’influence évidente des têtes chercheuses que furent les Talking Heads et la volonté de repousser les limites communes du Rock. Tout est ici ambitieux et porté vers l’avenir, jusque dans le titre même de l’album qui fait référence à la vision de Raymond Kurzweil dans son livre ‘The Singularity is Near’ où les humains sont remplacés par l’intelligence artificielle des machines.

La conception de 'Total Life Forever' est à décourvrir dans une interview en VO du groupe pour le NME où ils expliquent l’enregistrement de l’album, leurs intentions ainsi que les thèmes abordés sur le disque… C’est ici que cela se passe. Pour le making off de l’album il faut aller du côté de leur site, c’est ici.

On découvrira avec un plaisir non dissimulé deux versions Live du sublime et envoutant premier Single de l’album : 'Spanish Sahara'. Elles donnent un joli aperçu de la contenance du disque tout en subtilité et élégance rageuse. Une performance dans les locaux du NME est à voir ici et une version Live pour l’émission One Shot Not, superbement filmée en clair obscur, est à voir ici.

Une fois n’est pas coutume, on finira par un petit retour en arrière à l’époque d’Antidotes avec deux versions acoustiques de titres de l’époque. Dans un cadre champêtre et bucolique, Foals joue en acoustique 2 titres pour la Blogothèque et ses indispensables concerts à emporter. Avec 2 guitares, une voix, une basse, Foals revisite quelque peu son percutant premier album et nous livre déjà les clés d’un second effort apaisé et ambitieux. 'Olympic Airways' est à voir ici, quant à 'Red Socks Pugie' c’est juste en dessous.


Foals - Red Socks Pugie // A Take Away Show

lundi 17 mai 2010

MGMT réussit à transposer sur scène le psychédélisme léché de 'Congratulations', la preuve en VoD

MGMTLa parution, il ya quelques semaines, du second album de MGMT ‘Congratulations’ aura certainement été l’un des grands moments orchestrés de cette année musicale. Le successeur du ultra plébiscité ‘Oracular Spectacular’ aura fait couler beaucoup d’encre et aura su susciter les plus grandes attentes en VoD

Comment résister au succès étourdissant d’un premier album dont deux singles emblématiques (Time to Pretend et Kids) sont devenus les anthems d’une génération entière. Comment à 25 ans supporter la pression de se retrouver porte drapeau d’une certaine relève musicale ? Comment survivre à tout le tintamarre médiatique, aux tournées promotionnelles et sollicitations imposées par une maison de disques ayant enfin trouvé une nouvelle poule aux œufs d’or ? Que faire lorsque l’on fait désormais partie intégrante du Mainstream ?

Ben Goldwasser et Andrew VanWyngarden ont tout simplement essayé de mettre en Son la folie et la déraison de ces deux années d’explosion planétaire du groupe. De l’aveu même de leurs géniteurs, ‘Congratulations’ est avant tout la réponse d’un groupe soucieux de se retrouver et de se concentrer sur ses désirs musicaux. Le titre même de l’album est très ironique et semble induire une sorte d’autocongratulation plutôt sombre et sarcastique. Bien que morceau final de l’album, il semble en fait être son point de départ…

L’écoute de ce second LP est d’abord déconcertante. Les chansons ne sont plus aussi évidentes que sur ‘Oracular Spectacular’, elles sont plus complexes et plus torturées et sonnent comme en échos avec le passé récent du combo. La production qui a été confiée à Sonic Boom, mythique membre du cultissime groupe de psyché Shoegaze Spaceman 3 (dont le leader Jason Pierce forma Spiritualized), est encore plus aventureuse que celle de Dave Fridmann (qui mixe tout de même l’album). Les explorations psychédéliques sont toujours recherchées, mais le son tente de s’émanciper des versants pop d’Oracular Spectacular’ pour se projeter vers plus d’expérimentations et repousser encore plus loin la superposition mélodique de couches de guitares et de synthés.

Un album controversé et courageux qui fait énormément débat sur la blogosphère (nous en ces colonnes on adore !). L’histoire nous dira si ‘Congratulations’ résiste à l’épreuve du temps mais on peut d’ores et déjà se demander si il passe avec brio sa transcription scénique ? Si ‘Oracular Spectacular’ aura recueilli tous les suffrages, les prestations Live du groupe auront à l’époque plutôt déçues faute à une réelle difficulté à reproduire sur scène les merveilles pop synthétiques du premier LP.

Qu’en est-il avec les nouvelles compostions ? Quelques éléments de réponse avec le nouveau Single ‘Flash Delirium’ en live sur le plateau de Taratata, c’est ici que cela se passe. A voir une interview intéressante et très décontractée avec Nagui qui insiste sur la genèse de l’album. C’est à voir ici.

Une belle prestation, pour l’émission de Saturday Night Live, du morceau sur l’immense ‘Brian Eno’ est à voir ici. Enfin, à titre de comparaison, quatre titres de l’époque du premier album (Electric Feel, Future Reflections, Piceces of What, Handshake) sont à voir du côté de spinner.com, c’est ici qu’il faut aller.

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